Bien que je vais présenter ici une synthèse inspirée des conseils de
nutrition pour l'enfant autiste, je ne crois pas comme Willis S. Langford
le laisse entendre que l'autisme résulte seulement d'un déficit
nutritionnel mais bien plutôt que l'autisme constitue un aboutissement
extrême des maladies du stress. C'est
en tant que tel que l'autisme peut nous intéresser et nous permettre
de déterminer les problèmes alimentaires liées au stress.
La cause des maladies du stress est le plus souvent sociale
et les maladies du stress se caractérisent par un déficit
en dopamine ou sérotonine plus ou moins grave, de la dépression
à la schizophrénie, qui peuvent se traiter assez efficacement
par la Ritaline ou des anti-dépresseurs, bien qu'il ne soit pas si facile
d'ajuster les doses. On n'évoquera pas ici ces traitements neurologiques, ni la
résolution sociale de ces maladies, ce qui est pourtant la finalité
de ces réactions d'alarme, manifestations de détresse, d'inhibition
et d'épuisement. On a vu précédemment que les différentes panacées
apportant oestrogènes et monoxyde d'azote
(NO, Oxyde Nitrique) peuvent compenser en partie cette déficience neurologique.
Cependant, ne prenant pas le problème à sa source, ces
remèdes n'ont souvent qu'un effet provisoire s'épuisant avec
le temps, ce pourquoi il faut les alterner régulièrement.
Une autre voie qu'on ne peut pas négliger, est celle d'une amélioration
de la nutrition. La diététique est à peu près
inutile quand on est en bonne santé, c'est quand on est malade qu'il
faut faire attention à ce qu'on mange. En effet le dérèglement
neurologique et hormonal se répercute immédiatement au niveau
digestif aggravant encore le déséquilibre des humeurs et du
système immunitaire dans un cercle vicieux qui peut être fatal,
entamant une dramatique dégénérescence de toutes les
capacités vitales. Le rétablissement de la fonction digestive
est donc indispensable au rétablissement de la santé, en premier
lieu pour lutter contre les allergies alimentaires.
Les difficultés
de digestion et d'assimilation engendrées par le stress sont bien
connues, gaz, hypoglycémie, hyperammoniémie, hypotension après
les repas, diarrhées, colon irrité, allergies, etc. D'après Willis S. Langford
on pourrait imputer ce déséquilibre immunitaire, en partie
au moins, à un déséquilibre de l'acidité de l'estomac
(manque d'acide chlorhydrique ou du bicarbonate de soude qui doit y réagir).
Le manque d'acidité entraînerait un déficit de digestion
des nitrates qui provoque un déficit de production de NO et l'excès
d'ammoniaque dans le sang (hyperammoniémie), avec pour conséquence
à la fois un brouillard mental et une mauvaise circulation sanguine
se traduisant, entre autres, par une hypotension digestive. La mauvaise digestion
se répercuterait aussi sur la production des acides aminés
et le passage de grandes molécules dans le sang provoquant des allergies
et des perturbations neurologiques. En fait, cette hypothèse d'un
manque d'acidité doit être contestée dans la plupart
des cas. Il semble que l'excès d'acidité soit beaucoup plus
courant, provoquant à peu près les mêmes symptômes (!)
en favorisant le développement d'une candidose
(invasion de champignons de type candida albicans
dans le système
digestif, de l'intestin jusqu'à la langue qui devient noire,
jaune
ou blanche, ce qu'on appelle le "muguet"). En effet, la candidose
chronique
polysystémique (CCPS) souvent associée à un état diabétique s'accompagne de
difficultés
de digestion, ballonnements, diarrhées, colite, allergies,
hypotension, fatigue chronique,
dépression, angoisse, cyclothymie, vision brouillée, etc.
Il y a par contre sans doute surproduction de NO dans ce cas, aggravant
les processus oxydatifs.
- Complexité et déséquilibres en chaîne
Je ne suis en rien un spécialiste de diététique, seulement
un lecteur qui rend compte de ce qu'il a compris. La difficulté de
ces questions est grande à cause de la variabilité biologique.
Chacun est différent, ce qui est déficit pour l'un peut être
en excès pour un autre (ainsi il peut y avoir un excès de NO
chez certains alors qu'il manque à la plupart). D'autre
part, on ne peut trop attendre d'une meilleure nutrition car la
diversité alimentaire est indispensable ; on peut tout de même
obtenir des améliorations radicales, surtout en supprimant des substances
qui provoquent des allergies. Ce qui est le plus fascinant, c'est
la complexité de la digestion et tous les phénomènes
de rétroaction, de compensation, d'interdépendances
qui font qu'en corrigeant une déficience, on peut en créer
une autre. La vertu du juste milieu se situe là plus qu'ailleurs entre
deux vices opposés, excès ou déficit. Le déséquilibre
du système immunitaire entre inflammation et allergie peut résulter
comme on le verra d'une mauvaise digestion, mais l'inverse aussi peut se produire de même
qu'il est difficile de savoir si le déséquilibre des neurotransmetteurs
comme la dopamine ou la sérotonine est la cause ou la conséquence
des dysfonctionnement digestifs. Ce sont des processus circulaires qui s'autoentretiennent
en l'absence d'intervention extérieure.
On peut donc essayer de briser le cercle infernal de la dégénérescence, mais au vu de la complexité
en jeu on a aussi de grandes chances de dérégler encore plus
le système digestif au lieu de l'améliorer. Il est impossible
de tout doser, il faudrait prendre toutes les vitamines, tous les acides
aminés, toutes les protéines, toutes les huiles... sauf celles
qu'on a en trop ! Cela ressemble à la culture hydroponique (sans terre
avec juste de l'eau et des produits chimiques) et ne se justifie qu'en cas
de maladie ou de stress prolongé. Manger de tout est la meilleure
nutrition, à condition de privilégier fruits et légumes
sans oublier le poisson, quand on est en relativement bonne santé,
ce n'est pas la même chose si on est handicapé par une fatigue
persistante ou des allergies très perturbantes.
Beaucoup plus que l'âge, c'est la plupart du
temps un stress trop long ou trop intense qui va dérégler l'équilibre
immunitaire en renforçant les réactions allergiques notamment
alimentaires. On peut distinguer dans notre système immunitaire les
lymphocytes de
type T qui se divisent en Th1 (inflammation locale, immunité
cellulaire directement dirigée contre les virus, champignons et
bactéries) et Th2 (allergies globales, immunité
hormonale, aide les lymphocytes de type B à produire des
anti-corps pouvant
être auto-immunes et provoquant asthme, eczéma, etc). Les
stratégies globales (Th2) sont parfois indispensables mais
étant moins ciblées elles engendrent de nombreuses
perturbations systémiques affectant
toutes les fonctions, surtout sur la durée. Il faut presque
toujours préférer les interventions ciblées (Th1)
quand on peut éviter une mobilisation générale
déstructurante. L'équilibre entre ces deux
stratégies dépend des niveaux de cortisol, donc du
stress, ou de la production de NO qui favorisent les stratégies
globales (Th2). Le cortisol étant un antagoniste de la DHEA,
entre autres, il diminue sa production mais aussi celle des globules
blancs Th1 au profit des Th2. Le déséquilibre du
système immunitaire peut avoir d'autres causes que le stress.
Certains accusent les vaccinations (qui favorisent Th2),
l'empoisonnement par les métaux
lourds, une infection intestinale, une mauvaise alimentation ou l'abus
des
antibiotiques. Une surcharge du foie se traduisant par un manque continu de glutathion
fait que les cellules TH1 s'empoisonnent au NO en attaquant les
cellules
parasitées par des fongi ou des virus.
En tout cas, ce déséquilibre mène à toute une
série de maladies chroniques multiformes qui peuvent s'aggraver dramatiquement
dès lors que cela aboutit à une malabsorption des aliments et
donc à de graves déficiences alimentaires (acides aminés,
vitamines, acides gras). En effet, dans un cercle
vicieux, mauvaise digestion ou infections chroniques favorisent la
candidose qui renforce
encore Th2, au détriment de Th1, en augmentant les IgE responsables
des allergies mais aussi de la multiplication de candidas qui produisent
des neurotoxiques et détruisent les vitamines B, diminuant ainsi la
production de sérotonine et de mélatonine. Ce dérèglement
des humeurs retentit à son tour sur la digestion et le système
immunitaire, jusqu'au niveau mitochondrial... Il y a en retour une boucle
entre les cytokines du système immunitaire qui influencent la production
de dopamine, noradrénaline ou sérotonine, constituant le lien
entre stress et anxiété, en diminuant encore Th1 par cette voie.
Les maladies chroniques associées à la prédominance des Th2 vont des allergies, intolérances
chimiques, douleurs, fatigue, insuffisance hépatique, colon irrité,
hypothyroïdisme jusqu'aux maladies auto-immunes : psoriasis, sclérose
en plaques, arthrite rhumatoïde, etc. On peut rattacher à ces
maladies du stress l'ADHD ou TDA/H (hyperactivité avec difficulté d'attention)
et même certaines formes d'autisme ou de schizophrénie.
Les déficiences alimentaires causées par le stress
et une perturbation de la digestion sont innombrables : zinc, sélénium,
vitamines (A, C, E, B1, B3, B6, B9, B12, B15), acides aminés (glutamine,
arginine, ornithine, histadine, tyrosine, tyramine, phenylalaninecystéine,
glycine, taurine), balance entre acides gras oméga-3 et oméga-6, équilibre bactérien de l'intestin.
Notre alimentation habituelle génère de toutes façons
un déficit en vitamines, d'une part lorsqu'elle est déséquilibrée,
d'autre part du fait de l'appauvrissement en vitamines des aliments raffinés
et des légumes actuels, enfin parce nous mangeons moins que nos ancêtres
(Sciences et avenir, no 678, août 2003). Il semblerait que ce qui manque
le plus soit le zinc
(mais aussi magnésium, chrome, silice) et la vitamine A (carottes,
huile de foie de morue, melon), surtout en cas d'hypothyroïdie, mais
il peut aussi y avoir une hypervitaminose par excès de vitamine A,
il ne faut absolument pas en prendre trop. Le zinc est nécessaire
à la formation de l'hormone thyroïdienne T3 (diarrhées,
pâleur, acné) ainsi qu'à l'acidité de l'estomac,
il protège aussi du cadmium. Zinc et B6 seraient universellement déficients
bien qu'on s'en aperçoive seulement quand on va mal ! Pour le stress,
ce sont les vitamines B qui manquent le plus (et qu'on trouve dans la levure
de bière).
- Le rétablissement du cycle digestif (Acidité-bicarbonate de soude)
Il y a donc plusieurs niveaux d'intervention
: réduire le stress
(régler une contradiction sociale), réduire la production
de
cortisol (en prenant du chrome, du ginseng, de la DHEA, des
anti-dépresseurs), se protéger du stress oxydatif
(anti-oxydants, vitamines C et E), stimuler Th1 (prendre du glutathion,
des composés soufrés comme le sel marin, l'acide aminé L-glutamine ou 4 cuillères par jour d'huile
d'olive réfrigérée), rétablir les apports
déficitaires en probiotiques, vitamines et acides aminés, enfin
rétablir le système digestif par un régime
approprié dont il faut limiter en premier le sucre (c'est le plus important) mais aussi le
pain (gluten) et les produits laitiers (caséine, lactose).
L'apport d'acides gras, d'acides aminés et de vitamines est
essentiel. Pour ceux qui auraient une
acidité déficiente (personnes âgées le plus
souvent,
et surtout pas si on a une candidose chronique, maladie hélas
beaucoup
trop sous-diagnostiquée), il semble que dans ce cas le préalable soit
un rétablissement de l'acidité de l'estomac. En effet,
une
insuffisance d'acide chlorhydrique empêche l'assimilation et
surtout la décomposition des grandes molécules de
protéine ou d'acides gras qui provoquent des allergies en
passant dans le sang. Je garde
ce chapitre pour sa description des mécanismes digestifs bien
que
je déconseille désormais de suivre un régime
acidifiant,
pour en avoir éprouvé les dangers ! Il semble
plutôt qu'un corps basique soit un gage de bonne santé
bien que tout soit une question de mesure (la bioélectronique
met aussi en avant les propriétés électriques du
corps mais je ne suis pas sûr que ce soit utilisable).
Ce sont les récepteurs H2 de l'histamine
dans l'estomac qui déclenchent la production d'acide chlorhydrique.
Malgré les allergies alimentaires, il faut donc éviter les antihistaminiques
(Tagamet) et antiacides qui ne font qu'aggraver les problèmes d'assimilation
en soulageant les symptômes dans l'immédiat. Il vaudrait mieux,
au contraire, un apport d'histamine (L-histidine) mais c'est l'antagoniste
de la methionine nécessaire à la cystéine et donc à
la production d'acide alpha-lipoïque et du glutathion. Une boisson
acide en début de repas est sans doute préférable (citron).
Là encore, tout est une question d'équilibre. Boire de l'eau est le meilleur antihistaminique,
la déshydratation aggravant les allergies, mais boire abaisse aussi
le niveau d'acidité de l'estomac, il ne faut donc pas boire n'importe
quand si on a déjà une acidité insuffisante. En particulier,
il n'est pas souhaitable dans ce cas de boire pendant les repas, ni de prendre
une tisane juste après. Il est préférable d'attendre
la fin de la digestion, 2h après le repas, pour se désaltérer
abondamment.
Les causes d'une insuffisance d'acide chlorhydrique peuvent être
multiples, liées au stress, à l'âge, au niveau élevé
de prostaglandines E2, aux allergies et antihistaminiques, aux maladies autoimmunes,
à des déficiences en vitamines, calcium, acides gras (oméga-3
ou acide gamma-linolénique), mais aussi à l'effet du cannabis
ou des opioïdes. Les groupes sanguins de type A seraient prédisposés
à ce déficit d'acidité. Les effets de cette insuffisance
se répercutent sur la production de sécrétine et recouvrent
de nombreux symptômes : fatigue, détresse gastrique après
les repas, reflux, oesophagites, inflammation gastrique ou du duodénum,
gaz, langue chargée, nausée, diarrhée du matin et apparition
de nourriture non digérée dans les excréments[1]
(l'embêtant c'est que les symptômes d'une candidose due à un excès d'acidité sont quasiment
identiques!). Pour rétablir l'acidité certains préconisent
des tablettes de HCl, de l'hydrochloride de Bétaïne ou glutamique.
Le Coleus Forskolin, stimule aussi HCl ainsi que les hormones thyroïdiennes T3 et T4,
l'adenylate cyclase et la sécrétion d'insuline tout en diminuant l'agrégation
des plaquettes et les opioïdes (en particulier ceux produit par le gluten et la caséine).
Lorsque l'intestin est irrité et liquide (par manque ou excès
d'acidité!) il devient poreux et permet à des nourritures non
digérées de passer dans le sang (gluten), activant le système
immunitaire et donc les opioïdes (endomorphines) qui provoquent un brouillard mental
(indifférence, baisse du glutathion, hypothyroïdisme),
inactivant l'adenylate cyclase
et donc l'AMP cyclique ainsi que la production de sérotonine
à partir du tryptophan. Le brouillard peut être du
à d'autres
dysfonctionnements comme l'hyperammoniémie par échec de
production
de NO (ou excès de viandes) et transformation en GABA, ou bien
encore
à cause de l'hypotension digestive suite à l'insuffisance
de
NO justement. Lorsque la somnolence post-pandriale (après
digestion) est précoce (entre 30 et 60 mn après le
début du repas), on doit plutôt mettre en cause
l'excès de sucre (y compris l'alcool) stimulant l'insuline qui
transforme l'albumine en
sérotonine. Il est difficile de faire la part des choses. En
tout cas prendre du sucre fait dormir (ne pas manger de sucreries quand
on conduit la nuit).
L'acide chlorhydrique (HCl) est le seul stimulus connu de
la sécrétine, sécrétine souvent déficiente
(également lorsqu'on a une candidose) mais qui doit justement arrêter la production d'acide chlorhydrique
et déclencher celle de bicarbonate de soude et de bile ainsi que
de l'acide arachidonique et du GABA. Pour rétablir ces automatismes,
on peut prendre 1/2 petite cuillère de bicarbonate de soude un peu
plus de 2h après la fin du repas. Le bicarbonate combat aussi la candidose,
diminue l'excès d'ammoniaque (hyperammoniémie) en général
associé à un excès de lysine (antagoniste de l'arginine),
et permet la digestion des glucides mais il faut l'utiliser avec beaucoup
de prudence car il provoque rapidement de l'hypertension (comme le sel). Pour
soigner une candidose, outre le bicarbonate, il faut bien sûr éviter
tout ce qui est acide et sucré ainsi que tomate, alcool, vin, fromages.
Il vaut mieux ne pas prendre trop d'aliments crus, ni trop de carottes ou de maïs (trop
sucrées), de lait, d'oeufs, de pain, de café, de
fruits... Sur les dangers de l'acidité voir "The pH miracle" de Robert O; Young (Warner) ou le Dr Kousmine. Avant de se lancer dans une correction d'acidité,
il faudrait tester son urine avec des papiers pH (après les repas.
Le pH normal est 7-8. Au réveil l'urine est plus acide).
- Additifs alimentaires
Comme on l'avait vu dans un texte précédent, une des premières
réponses au stress peut être l'utilisation de panacées, la plupart
du temps rétablissant la production de NO avec l'apport d'arginine
(ginseng, Sargenor®). Le manque d'arginine empêchant la
conversion de l'azote en gaz (NO),
provoque en effet une hyperammoniémie (excès d'azote, ou
de nitrates, ou d'ammoniaque) qui augmente le niveau de GABA
(Gamma-AminoButyric Acide) responsable d'une sensation de "brouillard",
1 heure après le repas.
Cette hyperammoniémie liée au cycle gamma-glutamique
implique aussi un
déficit dans la formation de glutathion, chaînon
indispensable
des processus anti-oxydants. L'acide butyrique (ou le beurre ou la
thréonine)
atténue les anormalités du métabolisme de l'Azote
ainsi
que la L-glutamine et l'aspartate. Il faut faire attention là
aussi à ne pas tomber dans l'excès, surtout sur le long
terme, car l'excès de NO nuit agissant comme les radicaux libres
et favorisant les réactions auto-immunes.
La prise de probiotiques
est sans doute aussi une des
premières choses à faire puisque l'équilibre
intestinal est perturbé par le stress (et les antibiotiques
présents dans la viande ainsi que par l'alcool ou le tabac).
C'est sans doute le meilleur remède en cas de
diarrhée et d'inflammation du tube digestif. L'efficacité
reste incertaine pourtant car cela dépend du problème
initial, des
différentes souches, des conditions de prise... Il est
sidérant de constater comme on sait très peu de choses
sur l'équilibre de la flore intestinale, comme les
données sont rares et contradictoires. Il semble bien pourtant
que cela ne fasse aucun mal même si cela ne sert à rien
parfois. En tout cas il n'y a pas recolonisation de l'intestin comme on
pourrait le croire. Les probiotiques affectent surtout le haut de
l'intestin, contrairement aux bactéries résidentes
colonisant le bas et le côlon. De plus, les probiotiques
n'intègrent pas la flore intestinale et ne restent qu'entre 2
à 20 jours maxi dans l'intestin avant d'être
évacués. Multiplier les prises devrait en augmenter
l'efficacité (prendre au début du repas car
l'acidité tue 90% des bactéries). Prendre au mois 5
milliards de bactéries par jour. Les yaourts brassés ont
très peu de bactéries, pour les autres yaourts il vaut
mieux les prendre au début du repas. Il faudrait vraiment
plus de recherches car il
semble bien que dans certains cas cela puisse être très
bénéfique.
On peut ensuite compenser les déficits
les plus importants et rétablir le système
immunitaire qui prend le relais de la digestion avec l'acide arachidonique
(substance irritante des araignées, la digestion est une irritation) qui est une composante des réponses
immunitaires inflammatoires, aggravant arthrite, diabète, sclérose
en plaque, dépression, allergies, etc. L'acide arachidonique est
normalement contrôlé par les prostaglandines E1. L'élément
clé ici se trouve être les acides gras Oméga-3 et Oméga-6.
Il faut 4 fois plus d'Oméga-6 que d'Oméga-3 dans les régions
tempérées, mais le rapport peut être couramment de 25
pour 1 ce qui est très excessif. Cholestérol, eczéma,
asthme, fibrose, arthrite, urination et soif excessive sont souvent le signe
d'un déficit d'une enzyme transformant les Oméga-6 en acide
gamma-linolénique (déficit que l'alcool ou le tabac peuvent
aggraver).
L'huile d'onagre, qui appartient aux Oméga-6 est pourtant
un des meilleurs remèdes semble-t-il avec l'huile d'olive et l'huile
de foie de morue (Oméga-3 et Oméga-6, mais ne pas abuser de
celle-ci qui stimule aussi la thyroïde et peut apporter trop de vitamines
D). La raison semble-t-il, c'est que l'huile d'onagre contient (tout comme
l'huile de bourrache) de l'acide gamma-linolénique (précurseur
des prostaglandines E1) dont le déficit d'une enzyme ou les huiles
saturés ordinaires (et margarines ou bien le stress, la vieillesse,
l'alcool) bloqueraient la nécessaire transformation à partir
de l'acide linoléique. La plupart du temps ce ne serait pas seulement
le rapport Oméga-3 / Oméga-6 qui poserait problème mais
cette conversion en acide gamma-linolénique (AGL). Ce qui est le plus
mauvais, ce sont les Oméga-6 non transformés et avant toute
supplémentation en Oméga-3 (dont le stockage est souvent suffisant)
il faudrait rétablir l'AGL avec l'huile d'onagre, en lui associant
la vitamine E, pour ses propriétés anti-oxydantes. A part
l'huile d'onagre il faudrait minimiser les autres Oméga-6 (ainsi que
les huiles ordinaires saturées) et les équilibrer avec des
Oméga-3 pour produire plus de prostaglandines E1 et diminuer les
E2 (liées à l'acide arachidonique), ce qui stimule
la production de bicarbonate de soude. Il faut donc manger du poisson gras
(sardine, thon, maquereaux, saumon), des graines de lin ou de chanvre,
du fromage de brebis ou de chèvre, du soja, de la spiruline
(plus controversée
car sa vitamine B12 serait inactive
et antagoniste à la véritable
B12 active), des noix et huiles de noix (pas l'huile
de carthame, de tournesol ou de sésame qui contiennent aussi des
oméga-6 et pourraient augmenter le niveau de
triglycérides dans le sang). A noter que l'huile de lin s'oxyde
trop vite pour être utilisable et que l'huile de chanvre qui est
une des meilleures huiles s'oxyde assez rapidement aussi (il ne faut
pas utiliser de vieilles huiles ni la faire chauffer). Sinon, il faut
réduire au maximum laitages, sucres
et autres carbohydrates, viandes (sauf le foie qui est
recommandé,
surtout de volailles). Encore une fois, tout est une question
d'équilibre, de balance entre Oméga-3 et Oméga-6.
Il faut être dans
la "zone" (Enter the zone, Barry Sears) pour contrôler l'équilibre
de l'acide arachidonique, mais trop d'anti-oxydant par exemple peuvent bloquer
le fonctionnement des prostaglandines et il est bien difficile d'arrêter
de prendre de l'huile d'onagre au bout de quelque temps après avoir
été convaincu de ses bienfaits quand on en manquait. C'est
donc très compliqué, il faut se méfier des excès
mais il y a heureusement toujours une marge importante, régulation
et stockage par le corps. L'équilibre des acides gras semble de plus
en plus important pour la santé, une véritable panacée
agissant sur le système immunitaire mais aussi sur l'agrégation
des plaquettes, la production de NO, la tension, la vision, la production
de sérotonine et dopamine (dépression), etc. Ceci dit, tous
les repas devraient être équilibrés entre gras, sucres
(ou hydrates de carbone) et protéines.
Le métabolisme des acides gras essentiels
Une fois que l'apport en acides gras est assuré,
on peut améliorer leur rendement, leur transport
dans la cellule qui est assuré par la Carnitine. La L-carnitine
qu'on trouve dans la viande et qui peut manquer aux végétariens
procure l'énergie aux mitochondries. Il faut donc la compléter
avec des acides gras (huile d'onagre ou huile de foie de morue), mais en accélérant
leur métabolisme elle augmente l'oxydation et le vieillissement des cellules,
en plus des niveaux d'acetylcholine, ce pourquoi il faut toujours l'utiliser
modérément et l'associer à des anti-oxydants comme l'acide
alpha-lipoïque et la vitamine E. Le corps produit normalement la carnitine à partir
de la lysine, la methionine, la niacine et la vitamine B6.
Il ne reste plus ensuite qu'à restaurer la fonction
déprimée des neurotransmetteurs. Parmi les conséquences
d'une candidose, d'une diarrhée chronique ou des défauts de sulfatation (phenol-sulfotransferase),
il y a en effet un déficit en vitamines B qui retentit sur le métabolisme du glucose et la production
des neurotransmetteurs (dopamine ou sérotonine), en particulier le
déficit en Niacine
(vitamine B3 ou PP, Nicobion®) qui peut venir du stress, de l'âge,
de la fatigue ou d'un régime végétarien (surtout maïs)
ou encore du sucre raffiné. On trouve la niacine dans la levure, les
champignons, le foie, le thon, les dates, le gingembre, les petits-pois, l'abricot,
la banane, le café, etc (la levure de bière constitue le meilleur
apport des différentes vitamines B, au coût le plus bas, et
les vitamines B agissants en synergie il vaut mieux prendre un complexe de
vitamines B qu'une vitamine comme la B1 ou la B3). Ce déficit produit appréhensions, peurs, agressivité
et dépression en diminuant la production de dopamine et de noradrénaline.
Les symptômes en sont : irritations de peau, manque d'énergie,
vertiges, langue rouge, nausées. La niacine peut augmenter aussi la
production d'hormone de croissance, ce qui est largement bénéfique
surtout aux personnes âgées. C'est la drogue des scientologues,
sensée "purifier" mais dont certains abusent, ce qui n'est pas sans
risques au-delà de 2g par jour. A des doses supérieures à 16mg, elle protège du diabète
et du cholestérol, augmente la sérotonine et réduit
les dépendances (tabac, alcool). On la préconise pour l'arthrite.
On l'a utilisé aussi, avec des fortes doses de vitamine C, dans le
traitement de la schizophrénie (Dr H. Osmond et le Dr A. Hoffer) avant la découverte
des neuroleptiques. Le manque de dopamine et/ou norepinephrine, ou trop d'acétylcholine,
cause diarrhée, colon irrité, crampes, estomac nerveux, salivation
excessive, insuline élevée, baisse de la circulation cérébrale,
jambes agitées. Il faut préférer la niacinamide (ou
nicotinamide) à la niacine (ou acide nicotinique) car au-delà
de 2g la niacine peut donner des démangeaisons, élever l'acide
urique (goutte), être toxique pour le foie (mais la niacine est plus
efficace contre le cholestérol et le diabète). Les formes NAD
(nicotinamide adénine dinucléotide) ou NADH sont sans doute
préférables encore.
La vitamine C est indispensable en complément, c'est la vitamine
dont l'effet excitant est le plus évident, bien qu'avec une certaine
nervosité (voire anxiété). Comme il n'y a pas de surdose et qu'elle apporte de nombreux
bienfaits, il ne faut pas s'en passer mais si certains prétendent
qu'elle n'empêche pas de dormir ce n'est pas du tout mon expérience
et la nervosité est le signe qu'on en a pris trop ! Sinon c'est une
véritable source de bienfaits, antioxydant, antiviral, anticholestérol,
production de dopamine et de collagène, protection des fumeurs du
monoxyde de carbone. Elle favorise l'absorption du fer, la formation des
globules blancs, la production d'interféron. Elle est enfin indispensable
à la formation du cerveau et du système nerveux du nourrisson.
Une telle palette manifeste le caractère archaïque de la vitamine
C dans le fonctionnement biologique, comme facteur de transition entre les
hormones et les vitamines. Seulement contrairement aux autres mammifères,
depuis 55 millions d'années les primates (et le cobaye) ont perdu
la capacité de synthétiser la vitamine C, devenant dépendants
de l'apport externe de cette substance essentielle. Il se peut que ce soit
l'abondance de vitamine C dans leur alimentation qui a provoqué la
perte de sa production intrinsèque mais on peut y voir aussi un facteur
de régulation des populations en fonction des ressources alimentaires.
Dans ce cas l'apport de vitamine C serait vraiment vital et, comme en d'autres
domaines, ce qui caractérise les hominidés c'est bien leur
fragilisation, leur sensibilité exacerbée plutôt que
leur adaptation au milieu.
On peut aussi remédier
au manque de dopamine par la L-Dopa de certaines fèves (vicia fava ou féveroles) ainsi qu'avec la plante indienne
Mucuna pruriens, mais l'effet à long terme de la L-Dopa est
problématique, pouvant asphyxier les neurones. Certains conseillent pépins de courge et graines
de tournesol (à vérifier).
Il n'y a pas que les vitamines B3 qui manquent à
des systèmes déprimés ou vieillis. Avec l'âge
ou le stress (ou l'alcool ou des problèmes intestinaux) on peut manquer d'acide folique (B9)
qu'on trouve dans les noix, le foie, les lentilles, le soja, le melon,
la banane, le fromage, la salade, les oeufs, les champignons et, comme la
plupart des vitamines B, dans la levure de bière. Son déficit,
plus marqué chez les femmes enceintes, se traduit par des troubles
digestifs, neurologiques et sur les muqueuses (gencives, langue). Ce déficit
aurait un rôle dans la sclérose en plaque (avec celui des vitamines D
et B12) et serait responsable de certaines migraines
et de dépressions causées par l'homocystéine normalement
éliminée par l'acide folique. Au niveau cérébral,
la vitamine B9 participe directement à la synthèse de nombreux
neuromédiateurs, dont la dopamine, l'adrénaline et la noradrénaline.
Elle est donc nécessaire au développement harmonieux et au
bon fonctionnement du système nerveux (on en donne pour le TDA/H).
Ne pas dépasser 5 mg par jour et prendre avec des vitamines B12, B1
et B6. Certains prennent de la quinine et des vitamines E avec (pour jambes
agitées). Ce qui est sûr c'est qu'il peut y avoir démyelination
en cas de déficience en acide folique ou B12.
Les vitamines B12 ont besoin pour être absorbées de l'acidité de
l'estomac, de vitamine B9, de pas trop de graisses, et d'une glycoprotéine
appelée "facteur intrinsèque" déficiente en cas d'inflammation
de l'estomac (la maladie de Crohn ou bien l'anémie pernicieuse
dite de Biermer ou d'Addison, maladie auto-immune après
40 ans, avec achlorydie, baisse des globules rouges et atrophie fundique, inflammation de la langue,
fourmillement dans les jambes, anorexie). On en trouve surtout dans le foie mais aussi
dans les oeufs, le poisson, le crabe, les volailles, les escargots, les
levures et la bière. Elle est recommandée dans l'anémie,
la fatigue chronique, l'asthme, l'allergie, la sclérose en plaque,
les douleurs rhumatismales, les crampes, les tendinites, les colites, le
diabète, les troubles de l'équilibre et la dépression.
La prise de vitamine C exige un apport supplémentaire de B12. Lorsqu'on
n'est pas végétalien c'est plutôt son absorption qui peut être
déficiente (achlorydie, candidose, colite, alcool, pilule). Des tests
biologiques peuvent mettre en évidence ce déficit mais pas toujours au niveau du cerveau.
On devrait privilègier d'abord les vitamines C et B6 (ou levure de bière) qui constituent avec le magnésium
le premier niveau de compensation du stress. Les remèdes les plus
employés ne sont pas les moins efficaces même s'ils sont souvent
insuffisants et mal utilisés. Normalement il ne faut pas dépasser
la dose de 1g de vitamine C et de 10mg de B6 (mais en cas de maladie ou stress
intensif les quantités de vitamine C peuvent être multipliées
par 10 s'il le faut !). On ne peut passer tout en revue sans noyer le lecteur
et perdre tout repère. La complexité est infinie. Il faut savoir
dégager l'essentiel et s'y tenir tout en ayant conscience de la complexité
des équilibres en jeu. On devrait sans doute parler des glycoprotéines
(Ambrotose®), dont l'importance n'a été découverte
que très récemment, mais elles ne sont pas encore disponibles
facilement, au contraire de la plupart des autres produits cités (et
sans ordonnance). Ces complexes de différents glucides sont sensés
améliorer les communications inter-cellulaires avec des bénéfices
qui ne sont pas négligeables puisque c'est un produit qui a été
envisagé comme protection contre une guerre bactériologique.
Ce qui s'en rapproche le plus c'est l'Aloes (Aloe vera) qu'on peut essayer, si le besoin s'en
fait sentir après tout le reste mais dont l'efficacité est
controversée. Bien d'autres produits peuvent améliorer la digestion
: Bethanecol, stimulants pancréatiques, DMSO (panacée surtout
pour arthrites, colites et colon irritable), etc. Il semble bien pourtant
qu'une alimentation équilibrée à base de fruits et légumes
avec un peu de poisson rende inutiles une bonne partie de ces additifs alimentaires
(dans une étude récente
seuls les hommes auraient profité de la prise de vitamines en baissant
de 30% l'incidence des cancers, preuve de leurs carences alimentaires, alors
que les femmes en auraient moins besoin car elles se nourrissent mieux en
général. Selon Science et Avenir d'août 2003
des suppléments de vitamines seraient toujours bénéfiques
car on mange moins que les singes et de la nourriture de moins bonne qualité.
Par définition, les vitamines peuvent nous manquer puisqu'elles ne
sont pas produites par le corps).
- Exemples de cures
L'amélioration de l'état physique dépend
en grande partie de la qualité du sommeil (la privation de
sommeil augmente insuline et cortisol) ainsi que de l'activité physique
qu'on ne peut séparer de l'alimentation constituant le 3ème
pôle impliquant le corps biologique. L'amélioration de la situation
de stress et la reconnaissance sociale constituent la solution sociale, non
corporelle, d'un malaise corporel, et sans doute la seule véritable
solution mais le rétablissement de la digestion permet de retrouver
une grande partie de ses moyens et d'abord de ne pas sombrer après
chaque repas soit par hypotension au moment de l'afflux de sang dans l'intestin,
1 heure après le début du repas, soit par brouillard et sommeil
plutôt 1h1/2 ou 2h après, causé par une hyperglycémie, une hyperammoniémie,
une candidose, un excès d'opioïdes ou des allergies alimentaires.
On a vu que l'apport en arginine pour améliorer le métabolisme
du NO est sans doute la première chose à essayer (Sargénor®)
avec la baisse du cortisol (ginseng) et la prise de probiotiques. Boire
beaucoup est aussi essentiel, du moins entre les repas car il vaut
mieux éviter
pendant pour ne pas perturber l'acidité de l'estomac. 1h avant
le repas il est recommandé de boire un grand verre d'eau (pas
trop de fluor qui aggrave l'hypothyroïdisme), on peut
éventuellement
prendre aussi un peu d'argile au début. Pour être en forme il faudrait boire 8
verres d'eau
par jour (2 litres !), améliorant notamment la circulation
sanguine et les réactions allergiques :
Manger peu et bien mâcher sans trop boire d'eau (faites ce que je dis, pas ce que je fais!).
Eviter laitages, pain et céréales (allergies), maïs, sucres
(candidose, sérotonine). L'insuline (sucres) diminue l'hormone de
croissance entre autres. Ne pas consommer trop de protéines (hyperammoniémie).
Privilégier :
huile d'olive (mieux : huiles de noix ou de chanvre)
beurre (un petit peu)
herbes aromatiques et gingembre
poisson (huile de poisson, sardines, thon, saumon)
foie de volaille
(pas trop à cause des antibiotiques, de la vitamine A et du cholestérol),
tripoux, andouille
haricots ou féveroles,
choux, lentilles, soja, riz (varier les légumes, limiter pâtes
et pommes de terre)
Eviter par contre les desserts (et boissons) sucrés
Pour le reste
tout dépend des gens et des moments, ce ne sont que des exemples qu'il faut adapter.
Sans le recommander spécialement, j'ai trouvé cette recette curieuse sur Internet :
préparer
deux verres.
L'un contient de l'eau plate avec un jus de citron sucré ou non.
L'autre contient de l'eau avec du bicarbonate de soude (1/3 de cuillerée
à café pour 20 centilitres d'eau). Il suffit de prendre successivement une
gorgée de chaque verre, et cela plusieurs fois par jour. Dans l'estomac,
au contact de l'acidité du citron, le bicarbonate se décompose et libère
du gaz carbonique (sous forme de bulles). Le gaz carbonique a des propriétés
sédatives, calmant les spasmes de l'estomac. Une préparation similaire était
utilisée autrefois sous le nom de Potion de Rivière.
- Suppléments :
Levure de bière
(apport de vitamines B complet et peu onéreux, B1, B2, B3, B5, B6, B9) Huile d'onagre (evening primrose)
Vitamine C + Sargenor®
B6, magnésium, calcium
zinc (plutôt 2h après le repas)
De façon plus mesurée et ponctuelle (préférer
les apports alimentaires), un complexe de vitamines ou :
vitamine A et D (huile de foie de morue) attention à l'hypervitaminose !
vitamine E, acide folique (B9), B12 vitamine B3 (Nicobion®)
On peut compléter avec Ginseng, Ginkgo biloba, Gomphrena, Aloès, Mucuna pruriens
vanille?
Quinine (Schwepps) is still used in modern herbal medicine to treat urinary infections,
edema, gastric disorders, and rheumatism. (Ody 1993, Schar 1993). Ne pas prendre de la quinine tout le temps.
Régime acidifiant (achlorhydrie) :
Le café
en début de repas peut être bénéfique ici, ainsi
que la vitamine C renforçant l'acidité
Un peu avant le repas prendre un café
pour couper l'appétit (il vaut toujours mieux manger peu) et ne
pas dormir après le repas (une sieste d'un quart d'heure est
toujours bénéfique). Le café en fin de repas est
agréable mais ne sert pas à grand chose. Trop de
café dérègle la digestion (et le sommeil), l'acide
caféique a une activité anti-vitamine B1, plus de 200ml
de café aggrave l'inflammation et favorise les maladies
cardiaques. Prendre du café
doit sans doute perturber l'assimilation et il ne faut pas se
détraquer
l'intestin alors qu'il est essentiel d'en rétablir un bon
fonctionnement,
il vaudrait donc mieux s'en passer en dehors du café du
matin qui a l'avantage de stopper la production de mélatonine,
mais
je trouve que c'est un bon truc quand on en a besoin.
Commencer par boire 1/2 citron
Des fruits en début de repas sont une ancienne et bonne tradition
(on dit "entre la poire et le fromage") bien que ce soit une habitude perdue.
On peut boire 2 verres de vin (ou mieux de la piquette!)
crudités (carottes râpées, ail, poireaux)
fruits (bananes, éviter les pommes dont l'arabinose favorise hypoglycémie, candidose et allergies), noix
pas trop de fromage (préférer les fromages de chèvre ou de brebis)
Ce régime
est destiné à rétablir une acidité déficiente.
Trop prolongé, il provoque une candidose !
La
plupart du temps, et surtout en cas de candidose,
il faut au contraire baisser l'acidité de l'estomac, ce qui
implique
d'éviter les boissons acides, le vin, les laitages, le
café,
les fruits acides ou trop sucrés, les crudités, le pain,
le fromage, les fruits de mer,
les champignons. La question des agrumes et principalement du jus de
citron n'est pas très claire. Il semble que malgré leur
acidité ils provoquent une réaction basique du corps,
mais tout dépend des doses, etc. Une candidose est causée
par des antibiotiques, une déficience immunitaire ou le plus
souvent par un diabète (une hyperglycémie). Pour
éviter de nourrir
les champignons, il faut
supprimer
sucre, thé, pistaches, noix, charcuteries et réduire les
graisses. Il reste la soupe et
les
légumes cuits, la salade, le céleri, (les carottes
malgré le sucre?), le soja, le riz complet, la choucroute, les
poissons,
les yaourts, l'ail, le gingembre,
la cannelle. L'ail est un véritable remède antifongique,
mais il est irritant et donne une mauvaise odeur inistante. On peut
préférer la cannelle, le gomphrena, la sauge, de l'huile
d'onagre. Les probiotiques sont fortement recommandés. Il est le
plus souvent
indispensable, en cas de candidose déclarée, de prendre
un médicament antifongique
(Triflucan®) mais l'extrait de pépins de
pamplemousse est très efficace, aussi étonnant que
cela puisse paraître.
Le bicarbonate de soude
est utile mais assez vite cela déclenche une hypertension
à cause du sodium (de 1825 à 1875 les pastilles Vichy ne
contenaient que du bicarbonate...) et il faut se méfier des
effets rebonds ou des doses trop fortes. Sauf ponctuellement (2h
après la fin du repas, 1 petite cuillère pas trop pleine)
on ne l'utilisera donc qu'en bains de bouche. Il vaut mieux boire
beaucoup d'eau,
avec un pH de 8 (ou de l'eau de Vichy). Le test urinaire avec des
papiers pH est indispensable pour arrêter le traitement
dès que le
milieu est assez basifié.
Le difficile secret est de garder la mesure (tout excès
sera puni) et de s'adapter aux réactions du corps sans renoncer à
explorer prudemment de nouvelles voies. Même la suppression de tout
excès est excessive. Ce n'est pas parce que tout dépassement
des limites exige une compensation qu'il serait préférable de
rester impassible tout le temps, nous avons besoin de sensations fortes mais
passé les bornes il y a encore une limite, il faut savoir s'arrêter
à temps, ne pas être figé dans une habitude et ne pas dérégler
les équilibres (je m'y suis laissé prendre moi-même...).
Le régime du Sud-Ouest est considéré
comme un des meilleurs pour la santé, proche du régime de référence
qui est le régime crétois. Le jeûne est très bénéfique,
aussi on peut préférer le "régime orthodoxe"
qui est un régime crétois avec de nombreux "jeûnes"
religieux ou plutôt de "jours maigres" privilégiant les
produits de la mer.
Voir aussi le régime ancestral de Seignalet : http://www.webstore.fr/eim/seignalet.htm, plutôt que ce "régime préhistorique", déjà
curatif de nombreuses maladies, des médecins préconisent désormais
le "régime du gorille", pour les problèmes cardiaques notamment (il ferait
mieux qu'une statine).
Note de septembre 2003 : Il faut tout de
même mettre un bémol car cela fait longtemps que nous ne sommes
plus des gorilles végétariens et l'excès de nourriture
crue peut produire une candidose. La prédation a eu un rôle important
dans le développement du cerveau. Les prédateurs doivent presque
toujours être plus intelligents que leur proie et, selon Pascal Picq,
"la viande et ses protéines ont agi comme un supercarburant pour le cerveau
" (Sciences et Avenir, 09/03). Est-ce la nécessité adaptative
de la prédation ou l'apport de protéines qui aurait été
décisif ? La viande a certainement un intérêt nutritif
pour la plupart, surtout en apport complémentaire même si le
poisson semble bien préférable. Il n'est pas absurde par contre
de penser que sous l'effet d'un stress l'organisme se replie sur des régulations
plus archaïques (le plus archaïque n'étant pas le régime
végétarien mais les crustacés et même les fourmis
!) D'autre part, si la viande favorisait certaines formes d'autisme (Asperger)
ce ne serait pas seulement un handicap personnel mais sans doute aussi une
plus grande créativité dont le groupe pourrait bénéficier
(on est ici dans le pur hypothétique).
http://www.reseauproteus.net/1000maux/stress/stressmaladie.htm http://www.reseauproteus.net/1000maux/stress/stressresistance.htm [1] Conditions associated with the depressed
secretion of hydrochloric acid include infancy, aging, elevated levels of
prostaglandin E2, cannabis use, billiard disease, allergies, autoimmune phenomenon,
disorders in calcium metabolism, Vitiligo, and the signs and symptoms associated
with fat-soluble vitamin deficiencies (A, E, D, K, Fas). Fatigue, vague epigastric
distresses after meals, reflux, chronic excessive intestinal gas, constipation,
belching, abdominal distention, coated tongue, nausea, vomiting, morning
diarrhea, and frequent appearance of undigested food in stools all signal
that HCl secretion may be impaired.